Histoire

Joy Fleutot et le marketing genré

Je m’appelle Joy Fleutot, j’ai 26 ans, je suis combative, pleine d’entrain, bavarde et un peu délurée. Depuis toute petite, je défends mes idées et aujourd’hui je veux agir de manière plus concrète.

Il y a 5 ans j’ai su que je voulais entreprendre pour proposer aux clients et aux salariés une entreprise plus responsable. J’ai donc repris mes études en management et gestion à Strasbourg.

Durant mon master, j’ai travaillé sur le marketing genré auprès des enfants. A partir des années 1980/90 les produits ont commencés à être attribués explicitement aux filles ou aux garçons. Depuis, les stéréotypes sont banalisés dans la communication auprès des enfants comme des adultes. Le marketing genré s’est imposé comme norme de vente.

Le sujet m’a révolté et m’a fait me rendre compte qu’être une femme semblait justifier les injustices que je vivais. Je me suis alors intéressée aux inégalités entre les hommes et les femmes, d’où elles pouvaient venir et comment je pouvais essayer d’y remédier.

Pour moi, l’égalité passe par la manière dont on élève les enfants. On ne peut pas enseigner différents comportements aux filles et aux garçons et s’attendre à ce qu’ils réagissent de la même manière avec le monde. Les vêtements, les jouets jusqu’aux histoires que l’on lit aux enfants leurs donnent une image divisée du monde en fonction qu’ils soient des garçons ou des filles. Souvent, le choix entre la version rose ou bleu du vélo, du pull ou du hochet est même obligatoire. Maintenant, même auprès des clients le marketing genré est devenu normal, attendu.

L’idée d’un concept store unisexe pour enfants s’est alors imposé à moi, dans ma ville de coeur : Strasbourg. Je voulais montrer qu’il était possible de trouver des produits tendances et de qualité sans stéréotypes !


Il faut redonner aux enfants la possibilité d’être seulement des enfants !